Représentation

4 décembre 2012, 13h30
  • Cas Public

    Fondée en 1989 par la chorégraphe Hélène Blackburn, la compagnie de danse montréalaise Cas Public privilégie une recherche en création chorégraphique fondée sur le renouvellement des approches de la danse contemporaine. Elle constitue un solide point d’ancrage pour des artistes d’horizons variés gravitant autour d’une recherche chorégraphique commune. Lauréate du Grand prix du Conseil des arts de Montréal en 2017, la compagnie s’illustre tant au Québec et au Canada que sur la scène internationale grâce à des tournées d’envergure et une présence assidue sur les scènes les plus prestigieuses d’Europe et d’Amérique. Reconnue pour sa danse audacieuse et virtuose tout comme pour l’excellence de ses créations, Cas Public inclut depuis 2001 des productions jeune public à sa programmation afin d’initier un plus large auditoire et de contribuer au développement de la danse.

    • GOLD

      GOLD comme Goldberg. GOLD comme Gould. Un morceau mythique. Un pianiste génial et inspiré. Deux chorégraphes et six danseurs qui se jouent du chef d’oeuvre de Bach. Hélène Blackburn & Pierre Lecours revisite un des chefs-d’oeuvre de la musique classique, Les Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach dans la version singulière donnée par Glenn Gould. À l’image de cette partition, les interprètes inventent une danse puissante empreinte de poésie et d’effets en trompe l’oeil. Par le détournement audacieux d’objets présents dans le quotidien des enfants et cette approche ludique qui a fait sa marque, Cas Public transforme la scène en un véritable lieu d’affrontement entre le réel et ses illusions, un jeu de cache-cache qui subjuguera les enfants comme leurs parents!

  • La Otra Orilla

    La Otra Orilla est une compagnie de création artistique dont les œuvres émergent du dialogue entre la danse et la musique. Fondée par la danseuse canadienne Myriam Allard et le chanteur franco-tunisien Hedi Graja, elle est reconnue pour ses performances hybrides qui puisent dans les racines du flamenco pour le réinterpréter, l’ouvrir et le transformer au contact des multiples influences culturelles et artistiques de ses créateurs.

    • Homoblablatus
      • Myriam Allard; Hedi Graja.

        Photo: Sarah Scott
      • Myriam Allard

        Photo: Lumanessence Photography
      • Photo: Lumanessence Photography
      • Photo: Lydia Pawelak

      HomoBLABLAtus, pièce transdisciplinaire pour 3 danseurs et 2 musiciens-actants, interroge les rapports avec le vide et le trop-plein dans un monde de surabondance de signes.

      NOTE D’INTENTION

      HomoBLABLAtus : n.m. singulier - sous genre de l'espèce homo- (appelé aussi homoblablator) manifestant une hypertrophie de l'appareil bucco-labial et présentant les symptômes d'une dépendance à toute manifestation de la parole, accompagnée d'une phobie extrême du silence. Son univers est volontiers enfantin et ludique. Il vit en milieu tempéré, interconnecté, et a développé un système raffiné de résilience sous une forme de communication originale, la blablaterie.

      La découverte de cet HomoBLABLAtus, ultime avatar de l'espèce humaine, nous renvoie à de multiples questionnements sur le poids du mot et du geste. Elle nous invite aussi à la recherche d'espaces vierges, de pages blanches où la parole pourrait résonner et nos encres s'imprégner.

  • Marc Boivin (chorégraphe indépendant)

    Danseur, improvisateur, enseignant et chorégraphe, Marc Boivin suit le cours de ses rencontres. Depuis ses débuts en 1982 au Groupe de la Place Royale à Ottawa sous la direction de Peter Boneham, il a prêté sa qualité d’interprète à de nombreux chorégraphes et projets. Dès 1985, il assiste aux balbutiements de la compagnie O Vertigo avec Ginette Laurin.

    Depuis 1991, à titre de danseur indépendant, il se produit au Québec et à l’étranger avec des chorégraphes de grande renommée tels Louise Bédard, Sylvain Émard, Jean-Pierre Perreault, Tedd Robinson, Catherine Tardif et les improvisateurs Andrew Harwood et Peter Bingham. Il remporte en 1999 le prix Jacqueline-Lemieux décerné par le Conseil des arts du Canada. Marc Boivin fait partie de l’équipe de LADMMI, l’école de danse contemporaine, depuis 1987 et enseigne régulièrement à travers le Canada. Il a eu l’occasion de chorégraphier pour des interprètes, des compagnies ainsi que dans le cadre de ses activités d’enseignement. Il est président de la Fondation Jean-Pierre Perreault de 2005 à 2011, il a aussi été membre du Conseil des Arts de Montréal de 2006 à 2010. Lors du 26e Rendez-vous annuel du Regroupement québécois de la danse (RQD) les 23 et 24 octobre 2010, l’assemblée générale des membres a élu Marc à la présidence, succédant ainsi à Anik Bissonnette.

    • Une idée sinon vraie...
      • Marc Boivin; Quatuor Bozzini

        Photo: Michael Slobodian
      • Ana Sokolovic

        Photo: Donat Boulerice
      • Quatuor Bozzini

        Photo: Quatuor Bozzini
      • Marc Boivin; Clemens Merkel

        Photo: Michael Slobodian
      • Marc Boivin; Quatuor Bozzini

        Photo: Michael Slobodian

      Première Nord-Américaine à l’automne 2012 à l’Agora de la danse

      Construite à partir de Commedia dell'arte I et II, œuvre musicale en sept mouvements et trois interludes d’Ana Sokolović, Une idée sinon vraie… interroge le rapport entre la danse et la musique, l’abstraction en tant qu’espace dynamique dialoguant avec l’essence de l’être humain et les jeux de rôle joués autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la boîte noire. Une idée sinon vraie… nous confronte à une vision, sinon vraie du moins vraisemblable, de ce que nous sommes, de ce qu’est l’autre, de la liberté à l’intérieur de nos scénarios ou de l’absence de cette liberté.

      Cette œuvre collective associe sur scène danseur et musiciens qui unissent leur dynamisme, leur rigueur et leur sensibilité dans un parcours de transformations. En parallèle, Une idée sinon vraie… s’inspire également des œuvres fascinantes du dramaturge italien Angelo Beolco et de son personnage de Ruzzante, transposée dans l’univers de la danse et de la musique contemporaines. Qu’il s’agisse d’Isabella, de Ruzzante, du Docteur, du Capitan, de Colombine, Pantalone ou des Zannis, chaque figure poétique de la commedia dell’arte nous interpelle, trouve des résonances en nous et et nous renvoie aux facettes cachées de nos personnalités.

      « Ce que nous voyons surgir des interprètes est quelque chose que nous reconnaissons en nous. Et c’est là que nous voyons le vrai visage du clown, parce que c’est bien à l’intérieur de nous-même que la pièce se joue. Et nous voulons voir ce qui se cache derrière le masque. » Ana Sokolović

      Une musique originale éclatante, commandée spécialement par le Quatuor Bozzini et le Concours international de quatuor à cordes de Banff, est au cœur de cette nouvelle création, née d’une recherche commune entre le danseur, la compositrice et tous les membres du quatuor à cordes.

  • Bouge de là

    Fondée en 2000 par la chorégraphe et directrice artistique Hélène Langevin, la compagnie Bouge de là crée, produit, diffuse et fait la promotion d’oeuvres de danse contemporaine de grande qualité destinées au jeune public. L’organisme réalise également des activités de médiation culturelle visant la jeunesse et la famille de manière à approfondir l’expérience artistique du spectateur et à contribuer au rayonnement de la danse. Les actions de Bouge de là se déploient à l’échelle locale, nationale et internationale. Bouge de là place l’enfant au cœur de sa démarche en lui offrant un contact bénéfique et heureux avec la danse, une expérience qui interpelle ses sens et suscite chez lui l’envie de se mettre en mouvement. La compagnie propose des spectacles de danse contemporaine empreints d’humour et de poésie intégrant diverses disciplines artistiques (vidéo, théâtre, ombres chinoises) et compte huit oeuvres à son répertoire dont 26 lettres à danser (2016) et À travers mes yeux (2018).

    • Ô lit!
      • Photo: Rolline Laporte
      • Illustration: Manon Gauthier

      • Illustration: Manon Gauthier

      • Illustration: Manon Gauthier

      Berceau de l’amour, lieu de rêverie et de solitude, terrain de découvertes et de jeux, le lit pour l’enfant est un endroit intime et privilégié. Dans Ô lit !, la chorégraphe Hélène Langevin explore quatre moments de l’enfance pendant lesquels bébés, enfants et adolescents font de leur lit le territoire de tous les possibles. Des premiers mouvements d’éveil aux débordements de l’adolescence, la danse exprime des univers contrastés où la poésie se confronte à l’énergie, et la réalité au rêve.

      Le lit du bébé, lieu de découverte

      Le lit est un cocon dans lequel le petit enfant continue de grandir et de se développer, un lieu intime et douillet. D’une facture très réaliste, la danse retrace les étapes du développement de la psychomotricité de 0 à 1 an, en empruntant la gestuelle de l’enfant, de l’acquisition des premiers gestes d’autonomie - pousser avec les mains, se retourner sur le dos et sur le ventre, ramper, marcher à quatre pattes - jusqu’aux premiers pas. L’enfant est présent dans son corps et son environnement proche, qu’il découvre par le toucher et le regard.

      Pour les danseurs, il s’agit de désapprendre le mouvement, de briser la coordination et l’aisance du corps pour retrouver les gestes du bébé et leur force originelle.

      Le lit du petit enfant, lieu de l’émotion

      Entre 4 et 8 ans, l’enfant apprend à exprimer et à gérer ses émotions, à canaliser son énergie débordante. C’est l’âge où il fait le deuil de sa fantasmée toute-puissance et se confronte à la volonté des autres.

      Le lit est ici montré comme lieu de punition, de solitude, de retrait nécessaire pour calmer la colère. Dans ce tableau, une petite fille très, très fâchée, est envoyée dans sa chambre, où elle laisse exploser sa colère jusqu’à briser son toutou préféré. Après la tempête, elle découvre comment se recentrer et calmer la crise. Sur scène, la jeune fille est entourée de trois danseurs qui, faisant écho à ses émotions amplifient sa gestuelle colérique.

      Le lit de l’enfant, lieu de l’imaginaire

      Seul dans sa chambre, un garçon de huit ans rêve pour tromper l’ennui. Les super héros sont les personnages du film qu’il s’invente. Le lit devient son camp, le territoire qu’il faut défendre, un champ de bataille.

      C’est par le regard du petit garçon que tout apparaît et disparaît. Dans un univers surréaliste et toujours changeant, qui fait quelques clins d’œil à la bande dessinée, les danseurs incarnent les situations rocambolesques imaginées par l’enfant : être kidnappé, se sauver, combattre les méchants, affronter le danger, devenir un « transformer ».

      Le lit de l’adolescent, lieu de la transformation

      Entre 12 et 16 ans, l’enfant entre dans la période du bruit et du désordre, du changement, des contradictions, de la rébellion contre l’ordre établi. Le lit quitte la chambre pour s’installer au sous-sol. On saute sur le lit, on le déplace, on chahute avec les oreillers, on fait le party… avant de quitter le monde de l’enfance et la maison familiale.

  • Fondation de danse Margie Gillis

    Lors de sa création en 1981, la Fondation de Danse Margie Gillis, par son univers chorégraphique unique, entreprend de transposer une certaine vision de la condition humaine. La chorégraphe dépeint inlassablement nos faiblesses et vulnérabilités, célèbre nos espoirs et le pouvoir de la création.

    Grande figure sur la scène internationale de la danse contemporaine, la danseuse et chorégraphe Margie Gillis crée des œuvres originales depuis maintenant quarante ans. Son vaste répertoire compte aujourd’hui plus d’une centaine d’œuvres incluant ses célèbres solos, des duos ainsi que des pièces de groupe. Au fil des années, Margie Gillis a conquis son public avec son interprétation magistrale des diverses facettes de l’âme humaine. Elle poursuit sans relâche son travail de recherche, d’enseignement et de création.

    Les gouvernements du Québec et du Canada ont octroyé à Margie Gillis le titre honorifique d’ambassadrice culturelle par excellence. En 1988, elle devient la première artiste de la danse moderne à être décorée de l’Ordre du Canada. En 2001, elle reçoit la Bourse de carrière du Conseil des arts et des lettres du Québec pour sa contribution remarquable à la culture québécoise. Au cours de l’automne 2008, le Stella Adler Studio de New York la choisit pour recevoir le premier MAD Spirit Award afin de souligner son dévouement à plusieurs causes sociales, alors que le Conseil des Arts du Canada et un jury de ses pairs font d’elle la récipiendaire du prestigieux prix Walter Carsen d’excellence en arts de la scène. En juin 2009, Margie Gillis est faite chevalière de l’Ordre national du Québec. En 2011, elle est lauréate du Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle pour sa contribution indélébile à la danse et à la vie culturelle du pays. En juillet 2013, Margie est nommée Officière de l’Ordre du Canada.

    • The Light Between
      • Margie Gillis; Marc Daigle.

        Photo: Michael Slobodian
      • Margie Gillis

        Photo: Tony V. Hauser
      • Margie Gillis

        Photo: Michael Slobodian
      • Margie Gillis, Marc Daigle, Paola Styron

        Photo: Michael Slobodian

      La période de gestation de la pièce The Light Between correspond à toute une vie de questionnement artistique. Lorsqu’ils se sont rencontrés pour la première fois il y a plus de 25 ans, la chorégraphe Margie Gillis et le peintre-sculpteur Randal Newman ont jeté sans le savoir les fondements de cette oeuvre comme deux semeurs lancent leurs graines devant un champ fertile… Leur projet de mêler au langage chorégraphique des éléments sculpturaux et picturaux évoquant le corps du danseur n’a dès lors cessé d’évoluer pour mettre en relief la vulnérabilité et le lâcher-prise auxquels soumet infailliblement toute recherche artistique. Et avec la participation des danseurs Marc Daigle et Paola Styron, voici que les artistes sont réunis pour récolter les fruits de leurs semailles.

  • Out Innerspace Dance Theatre

    Dirigée par David Raymond et Tiffany Tregarthen, Out Innerspace Dance Theatre pousse au-delà les formes et l’esthétique traditionnelles de la danse avec une ingéniosité sans réserve. Leurs créations de danse novatrices et authentiques sont présentées dans une formule à la fois personnelle et accessible au public. Les directeurs artistiques ont commencé à collaborer en 2004, motivés par leurs origines diverses, leurs physiques contrastés et leurs intérêts pour les arts multimédias. Ensemble, ils ont étudié et travaillé au Canada, aux États-Unis, en Corée du Sud, au Brésil, aux Pays-Bas, en République tchèque et en Italie et profité d’une résidence de deux ans à Anvers et en Belgique.

    Après leur retour d’Europe en 2007, ils ont formé Out Innerspace Dance Theatre, présentement basé à Vancouver, en Colombie-Britannique. Parallèlement à leurs créations, David et Tiffany dirigent une initiative d’éducation de la danse contemporaine pour les jeunes professionnels émergents à Vancouver, appelé Modus Operandi.

    • Me so you so me
      • David Raymond et Tiffany Tregarthen

        Photo: Wendy D
      • David Raymond et Tiffany Tregarthen

        Photo: Wendy D
      • David Raymond et Tiffany Tregarthen

        Photo: Wendy D

      Nourrie de la culture populaire et de l’histoire japonaises, de rythmes classiques de la tabla indienne et de dessins animés, cette nouvelle pièce met à nu les projections de nous-même dans le regard de l’autre, à travers les relations de couple, portée par l’inclassable musique expérimentale du percussionniste japonais, Asa Chang.