Dépêche

Lundi 20 avril 2015
7751

Dans ce nouvel opus, Danièle Desnoyers peaufine le dialogue qu’elle cultive depuis plus de 25 ans entre mouvement et son en provoquant une rencontre choc avec l’univers sonore de la harpe et la griffe contemporaine de la musique électroacoustique. En réveillant nos mémoires auditives et affectives avec ses sonorités légères, la harpe fait surgir un désir d’élévation et des clichés que la fondatrice du Carré des Lombes dévoie avec une bonne dose d’humour.

Les arpèges sont délicieusement pervertis par le travail électroacoustique et la danse, solidement ancrée dans la contemporanéité, vient défier l’instrument et toute l’imagerie qu’il trimballe. Jeux de contrastes énergétiques et sémantiques, tensions entre pôles opposés, entre esthétiques hétéroclites, les 10 danseurs de Paradoxe Mélodie offrent de multiples variations sur notre rapport à la beauté.

Au Théâtre Centennial de Sherbrooke le 21 avril 2015 et chez Danse Danse à Montréal du 30 avril au 2 mai 2015.