Dépêche

Lundi 19 janvier 2015
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Tout son résulte d’un geste, mais dans l’abîme du silence, le mouvement pourrait-il éclore? Toute expression s’élabore à partir d’une mémoire, mais lorsqu’elle est plurielle, quelle est sa résonance? Et que se passe-t-il lorsque deux créateurs, l’un chorégraphe, l’autre compositeur, chacun à la croisée des cultures, entrent en connivence à partir de rien, à partir de tout ce qui les constitue?

Sunya (en sanscrit, «zéro» et «chiffre») désigne ce paradoxe fondateur de l’être, du langage, du mouvement. Mouvement de l’exil, mouvement de l’art et du métissage. Quatre danseurs de Sinha Danse, trois musiciens et un vidéaste expérimentent au présent, tour à tour guidés par le chorégraphe indo-arménien Roger Sinha et par le découvreur aux racines iraniennes Kiya Tabassian, tous deux ivres de dialogue.

De l’universelle quête identitaire à l’épopée collective, un geste de création comme l’écho onirique d’un monde réconcilié.

À la Maison de la culture Frontenac le 20 janvier dans le cadre de la tournée du Conseil des arts de Montréal ainsi qu’à la Maison de la culture Rosemont Petite-Patrie le 24 janvier puis au Théâtre de la Ville de Longueuil le 29 janvier et à la Maison des arts de Laval le 31 janvier. La Salle Pauline-Julien de Sainte-Geneviève acuillera l’œuvre le 6 février et le Théâtre Centennial de Sherbrooke le 18 mars prochain.