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  • Photo: Michael Abril
  • Photo: Michael Abril
  • Photo: René Foley

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  • Total duration: 60 min
  • Ulysse, nous et les sirènes explore la rencontre inédite entre des univers musicaux distincts, inspirés par deux voix uniques du jazz et du chant lyrique. À la croisée de ces chemins improbables, la chorégraphe Dominique Porte propose une véritable géographie du corps dans l’espace dans laquelle quatre interprètes distillent une énergie qui les lie de façon cellulaire.

    Dans ce monde imaginaire, la concordance entre l’émotion, le désir et l’action dansée est guidée et déviée par ces voix envoûtantes chantées en direct. Le danseur se trouve alors dans une instabilité constante qu’il maîtrise, subit ou provoque. Le mouvement est précis, impulsif parfois provoqué en dehors de la volonté même du danseur. Avec Ulysse, nous et les sirènes, Dominique Porte et ses collaborateurs se sont imprégnés d’un mythe fondateur de la civilisation occidentale révélé par L’Odyssée d’Homère et Ulysse, son personnage principal. Pour la chorégraphe, ce mythe est en chacun de nous et existe parce qu’il nous a fait voyager… jusqu’à aujourd’hui. D’un pays qui est «plus loin que l’Inde ou la Chine», en s’élargissant à l’ensemble du monde connu et à l’espace sans limite du monde imaginaire, les aventures d’Ulysse ont inspiré Dominique Porte à concevoir une pièce par tableau qui aborde de manière symbolique les thèmes du départ, de l’identité, du voyage, du long périple, de la perte de soi, de l’absence et de la mort.

    Qu’est-ce qui nous pousse à agir ? Quelle est cette force, cette curiosité qui nous détourne et nous déstabilise?

    Le thème de la rencontre humaine présent tout au long d’Ulysse, nous et les sirènes questionne ce qui nous pousse à être. S’inspirer de ce mythe, c’est questionner les voix que nous portons en nous et celles qui nous poussent à agir ou non: «En nous, il y a ces sirènes qui ont le pouvoir de nous détourner de notre route. En nous, il y a ce chaos et cette harmonie. Il y a cet état de rêve, cet état d’éveil, il y a ce nous aux multiples personnalités.» Pour la chorégraphe, l’envie de travailler avec deux chanteuses pour sa nouvelle création est en lien direct avec le pouvoir suggestif qu’une voix peut véhiculer: «La voix peut jouer avec le temps, l’intemporalité. Elle peut se déjouer de la personne humaine, influencer la perception de sa présence, voyager dans un espace qui peut être transformé uniquement à cause de la voix. La voix peut être autant porteuse, ensorceleuse, rêveuse que vindicative, directive. La voix avec ou sans mots, peut alors autant traduire des états intérieurs qu’être provocatrice en influençant le danseur dans sa danse, créant un dialogue corps-voix.»

    • Year of premiere: 2010
    • Target audience: Adulte
    • Performer(s): Marc Boivin, Heather Mah, Victoria May et Dominique Porte.
    • Collaborator(s): Compositeurs: Laurent Maslé et Charles Papasoff; Chanteuses: Isabelle Ligot et Nadine Medawar; Conseillère artistique et répétitrice: Christine Charles; Costumière: Claire Geoffrion; Éclairagiste: Marc Tétreault; Photographes: Michael Abril et René Foley.

    Partenaires de la création: Circuit-Est centre chorégraphique, Cirque du Soleil, Département de danse de l’UQÀM, La La La Human Steps, O Vertigo Centre de création, Société de la Place des Arts de Montréal.

    Last update: 30 novembre 2012