Annual Report

Odyscène 2011-2012 Season

Depuis dix ans, la direction programme chaque année entre trois et cinq spectacles de danse, tout en favorisant la danse contemporaine. Odyscène veut se positionner dans sa région comme un diffuseur branché, offrant à sa population une programmation de spectacles de disciplines variées, où la création artistique novatrice a une place de choix. C’est pour lui un élément très valorisant. La danse fait partie des couleurs que se donne Odyscène, qui, jusqu’à tout récemment, était le seul de sa région à programmer des spectacles de cette discipline. L’équipe travaille chaque année à solidifier le développement entamé dans le passé et à augmenter l’éventail des possibilités. Faire connaître la danse à sa population et augmenter son public fidèle est un objectif prioritaire.

Les bons coups de la saison 2011-2012

  • Cette année, Odyscène a engagé une artiste qui œuvre également comme agente de développement spécialisée en danse. Continuer à nourrir les actions du passé a été pour elle un excellent point de départ et nouvelles activités ont été mises sur pied.

  • La « tradition » des apéro-danse a été installée et abordée d’une nouvelle manière. Cette activité rend l’expérience du spectacle plus significative et vise à de fidéliser les spectateurs. La participation a été plus forte qu’escomptée, allant de 45 à 70 personnes. Les spectateurs ont ainsi eu la chance de s’entretenir avec Phillip Szporer sur la carrière de Louise Lecavalier et sur la danse en général, et ont pu rencontrer des chorégraphes qui provenaient de leur propre région, permettant aux compagnies locales de mieux se faire connaître. Pour l’occasion, le hall d’entrée est transformé en espace lounge, conférant à l’activité une ambiance décontractée.
  • La rencontre entre le public et les artistes, après le spectacle, a également été conservée et s’est avérée très appréciée. L’achalandage a varié de 20 à 100 personnes. Ce fut l’occasion d’entendre une jeune fille, suite au spectacle S’envoler d’Estelle Clareton, exprimer à quel point la danse l’avait interpelée. Aérien, symbolique et plein d’imagination, ce premier spectacle de danse auquel elle assistait l’a drôlement touchée. Un couple de sexagénaires ayant vu leur premier spectacle de danse contemporaine, il y a quelques années, chez Odyscène, achètent depuis, et ce, annuellement, l’intégrale danse. Ils ont été au rendez-vous pour partager leurs points de vue et leurs commentaires positifs avec le public, lors des discussions.
  • Un contact plus personnalisé et mieux suivi avec les différents organismes et institutions des environs a été établi. Citons entre autres les écoles secondaires offrant la danse, les écoles privées de danse et le département de français du Cégep Lionel-Groulx. Une illustration de la manière, pour Odyscène, de créer un pont entre les danseurs amateurs de la région et les professionnels qui y passent et d’établir un lien significatif avec les organismes de la région.
  • Les effets de cette relation se sont immédiatement fait sentir au niveau de la fréquentation aux spectacles de danse. Un contact plus direct a été établi avec un plus grand nombre d’écoles de danse privées de même qu’avec des groupes-classe d’étudiants du cegep qui se sont procuré des billets de spectacles de danse dans le cadre d’un cours de français; une première. L’agente de développement en danse a été invitée dans ces classes, afin d’introduire auprès de ces derniers le chorégraphe et l’œuvre qu’ils allaient voir, de même que le milieu de la danse en général. Ainsi, en plus d’assister à une représentation, les étudiants ont pu entendre parler de la danse de manière plus large, s’exprimer sur des extraits visionnés et parler leur propre expérience. Ces rencontres ont sans aucun doute participé de manière positive à l’expérience globale des étudiants.
  • En réponse à l’appel du Regroupement québécois de la danse, Odyscène a pris part à l’aventure de la semaine Québec-Danse. Profitant du bagage de chorégraphe de l’agente de développement, Odyscène opta pour la tenue d’une répétition publique dans le hall d’entrée de la salle, en prélude à un spectacle couru. Deux présentations ont ainsi eu lieu et plusieurs personnes ont pu y assister. Cette rencontre entre le processus artistique et la communauté favorise un rapprochement entre la danse et son public.
  • Par ailleurs, le court métrage d’Alan Lake Là-bas le lointain a été présenté à deux reprises dans le cadre programmation régulière du ciné-club, soit en prélude au film L’artiste, diffusé le 29 avril, Journée internationale de la danse.
  • Odyscène a consacré huit minutes bien remplies à la série danse lors de son lancement de saison 2012-2013. Le résultat a été une présentation originale qui a certainement su capter l’attention des spectateurs et attirer de nouveaux curieux.
  • En fin de saison, Odyscène a participé à Montréal au Stage de formation pour les agents de développement de public en danse de La danse sur les routes. Une occasion pour notre nouvel agent de développement en danse, Frédéric Lapierre, qui succède à Marie-Ève Farmer, de s'initier à l'univers de la danse et à l'art d'en bien parler. Une expérience enthousiasmante!

Quelques chiffres…

  • 3 spectacles, 4 représentations, 807 spectateurs
  • 18 activités de développement, 1486 participants
  • Un total de 2293 personnes touchées

… et des spectacles