Mission: Lorganisme a pour mandat d’unir les forces de créateurs indépendants afin de rendre profitable la mise en commun de leur ressources humaines, matérielles et créatrices.
Historique : Lorganisme a été fondé en 2010 par cinq artistes indépendantes (Catherine Gaudet, Sara Hanley, Caroline Laurin-Beaucage, Amélie Rajotte et Anne Thériault) oeuvrant principalement dans le secteur de la danse. L’objectif de ce regroupement est, depuis sa création, de favoriser le soutien et le partage de ressources entre ses membres. Grâce à Lorganisme, ces artistes seront désormais mieux supportées dans leur pratique artistique.Mandat : Lorganisme est constitué de chorégraphes indépendantes issues de la nouvelle génération de créateurs interpellés par la recherche fondamentale en danse contemporaine (Catherine Gaudet, Caroline Laurin-Beaucage, Amélie Rajotte et Anne Thériault). Mues par la force du regroupement d’identités artistiques distinctes et d’expertises complémentaires, ces artistes misent sur le partage de ressources créatives, administratives et communicationnelles afin d’accroître leur capacité d’action dans la concrétisation de leurs projets individuels ou collectifs. En se libérant d’une charge logistique qui les éloigne de la création, elles souhaitent favoriser l’approfondissement de leurs démarches respectives.
Lorganisme exprime ainsi une vision forte du décloisonnement laquelle prône: une présence vibrante de l’artiste dans la communauté de la danse, le libre-échange interdisciplinaire, le déploiement de projets: la production d’œuvres chorégraphiques dans des lieux traditionnels et dans des environnements autres que celui du spectacle, et la rencontre renouvelée de publics variés. Structure souple et évolutive, Lorganisme reconnaît la nécessaire polyvalence du travailleur en danse de même que les exigences de son statut en permettant à chacun de ses membres d’optimiser son intervention à l’échelle locale, nationale et internationale. Lorganisme est un nouveau pas vers l’avancement des pratiques et le déploiement de la créativité dans la société.
Dany Desjardins; Caroline Gravel
Catherine Gaudet
Dany Desjardins et Caroline Gravel
Je suis un autre s’est construit sur le terrain de la contradiction entre ce que nous croyons ou voulons être et nos instincts. Le soudain détournement d’un regard, une rougeur discrète sur la peau, la moiteur ou le tremblement d’une main... Ces distorsions physiques révèlent les distorsions intérieures et montrent les traces du décalage entre l’image de soi, conditionnée et domestiquée, et les pulsions les plus profondes. Je suis un autre est né de la sensation d’enfermement générée par les conventions et cherche à mettre à jour la multiplicité et l’ambiguïté de l’être qui se cachent sous leur vernis.
Diplômée du baccalauréat en danse contemporaine de l’Université Concordia depuis 2002, je travaille à Montréal en tant que chorégraphe et programmatrice / productrice. Mes chorégraphies testent les limites et les dynamiques des relations interpersonnelles à travers un vocabulaire du mouvement inspiré par le jeu. Mon processus se démarque d’ailleurs par l’importance accordée au jeu, jouant à la fois avec des perspectives physiques et psychologiques. En tant que codirectrice artistique de la compagnie Wants&Needs Danse aux côtés d’Andrew Tay, je crée des œuvres chorégraphiques et des événements innovateurs qui attirent et cultivent de nouveaux publics en danse contemporaine. Nos événements Short&Sweet, Piss in the Pool et Involved ont présenté les œuvres de plus de 70 chorégraphes et performeurs au cours des 7 dernières années. La mission de ces productions annuelles et biannuelles est de créer de nouvelles connexions entre les cultures anglophones et francophones ainsi que les artistes émergents et établis de la communauté de la danse montréalaise dans des contextes performatifs inhabituels et non conventionnels.
Milan Panet-Gigon, Nathan Yaffé, Benjamin Kamino, Radwan Moumneh.
Sasha kleinplatz
Chorus II est une pièce pour six danseurs masculins inspirée de mon grand-père récitant des prières avant le souper dans mon enfance. Sans connaître l’hébreu, il me semblait que ses mots étaient riches de sens en raison de sa voix qui montait et descendait et du léger balancement de son corps. Ce mouvement de balancier, appelé davening, remonte au Talmud (la Bible hébraïque). Un mouvement qui, dans ce contexte, devient religieux et cherche à se connecter à une plus grande force. Bien que ce rituel religieux soit une source d’inspiration et de curiosité, j’ai perdu contact avec le côté juif de ma famille. Chorus III me permet ainsi d’explorer mon patrimoine à ma façon.
Je m’intéresse aussi dans cette œuvre à la juxtaposition d’une danse incroyablement forte et habile qui exprime quelque chose de profondément personnel. Dans Chorus II, j’ai tenté de puiser dans la vulnérabilité du corps masculin athlétique.
Après des études en théâtre puis en cirque à l’ENC de Montréal, Manu fait quelques pirouettes avec le cirque Eloize, puis transitionne vers la danse. Cultivant la diversité il se plonge autant dans des univers ludiques (Hélène Langevin, cie de danse jeune public), que formels (Dominique Porte, Sylvain Emard, Paul-André Fortier) ou plus théâtraux (Peter James) . Il passe ensuite trois années à temps plein chez la Cie Marie Chouinard, interprète le répertoire, participe à la création d’Orphée et Eurydice, reçoit un Gemini Award pour la captation télévisuelle de Body-remix / Goldberg- variation. Il danse également le solo Les Feux dans la Nuit au théâtre La Chapelle en mai 2011.
Parallèlement à sa carrière d’interprète, il enfourche le rôle de chorégraphe (Brendon et Brenda, 2002; Ô mon bateau, 2004; RAW-me, 2010). Raw-me, solo qu’il chorégraphie et interprète reçoit un accueil chaleureux et de nombreux prix au festival Vue sur la Relève 2011. La pièce est également de la programmation du OFFTA en juin 2011. En 2011, Tangente (laboratoire de mouvements contemporains) lui offre le statut de chorégraphe en résidence pour les saisons 2011-2012 et 2012-2013.
Un goût naturel pour les thématiques de l’absurde, du néant, du déséquilibre, pour les pulsions déasarticulées, les zones grises, pour les matériaux bruts (…) teinte généralement ses élans créatifs. Son travail conjugue une poétique du minimalisme à une physicalité exacerbée, brute ou l’individu s’exprime de façon à la fois franche et nuancée.
Également, Manu entretient un intérêt marqué pour la musique (composition et piano) et pour la photographie. Il est de plus assistant metteur en scène / chorégraphe pour les Minutes Complètement Cirque du Festival Montréal Complètement Cirque.
Lucie Vigneault; Manuel Roque.
Manuel Roque
Erzatzs d’Adam et Eve version post-apocalyptique, L et M sont peut-être les deux derniers humains sur terre.
Mais cela n’a aucune importance.
Ils jouent
Ensemble, ils narguent le néant, réinventent le chaos et flirtent constamment avec un existentialisme kinétique.
A partir du questionnement sur le flot croissant d’informations qui atteint nos synapses, Ne meurs pas tout de suite, on nous regarde met l’emphase sur la façon dont l’humain interagi avec son environnement. La pièce s’attache au sensible, à la part impulsive de nos réactions, à l’absurdité sous jacente de nos sociétés modernes.
Et à la part d’enfance qui subsiste en nous.
Établie à Montréal depuis 2006, MANDALA SITÙ est une compagnie de création et de production dédiée à l’interprétation de la danse contemporaine née de l’urgence de danser de sa directrice artistique, Marie-Gabrielle Ménard.
MANDALA SITÙ a pour mission de promouvoir le talent exceptionnel de ses interprètes en créant et produisant des spectacles hybrides de danse contemporaine, articulés autour de la thématique du Féminin.
La compagnie se définit comme étant un carré de sable destiné à des chorégraphes chevronnés et audacieux qui désirent explorer une piste artistique en marge de la démarche chorégraphique pour laquelle ils sont renommés. Depuis la fondation de MANDALA SITÙ, les interprètes ont eu l’occasion de travailler avec les chorégraphes Marie-Pascale Bélanger ( L’Oeil du Pigeon, 2006), Dave St-Pierre (Warning, 2008), Manon Oligny (Tartare, 2011), Louis-Martin Charest, Pierre Lecours, Normand Marcy, Brice Noeser, David Rancourt (Bijoux, 2012) et présentement Pierre Lecours, Normand Marcy, Brice Noeser, David Rancourt (Quartex, 2013).
MANDALA SITÙ a su se positionner grâce à une signature unique, caractérisée par le talent et l’audace de ses interprètes, le dynamisme des spectacles qu’elle initie et le rapport interactif qu’elle entretient avec le public. La compagnie est également reconnue pour l’extravagance des décors et des costumes qui enveloppent chacune de ses productions.
Geneviève Bolla, Marie-Gabrielle Ménard, Émilie Gratton; Karina Iraola.
Interprète : Émilie Gratton
Interprète : Karina Iraola
QUATRE CRÉATEURS MASCULINS aux démarches artistiques singulières
rencontrent
QUATRE INTERPRÈTES FÉMININES uniques.
Créée à Montréal et à Québec à l'été 2012, QUARTEX, la cinquième production de l'inclassable compagnie de danse contemporaine MANDALA SITÙ propose une aventure au pays de l'éclectisme, où le dépassement physique et le jeu maîtrisé des polyvalentes interprètes épatent. L'œuvre, imaginée par quatre chorégraphes aux signatures fort différentes, invite le spectateur à vivre une incursion dans des univers énigmatiques, où sont mises en scène quatre femmes chargées d'un mystère.
C'est dans un décor sobre, appuyé par des éclairages très graphiques signés Anne-Marie Rodrigue-Lecours, que les interprètes Geneviève Bolla, Émilie Gratton, Karina Iraola et Marie-Gabrielle Ménard livrent au moyen d'une gestuelle à la fois brutale, sensuelle, ludique et tourmentée quatre courts récits imaginés pour elles, par quatre hommes inspirés.
Tomomi Morimoto , originaire de Tokyo, s’établit à Montréal en 2004. Elle fait depuis de nombreuses apparitions dans la danse, le cinéma et le théâtre, en tant que chorégraphe et interprète. Elle puise son inspiration dans la confluence des approches orientale et occidentale, quant à l’esthétique du mouvement. Jumelant son expérience en ballet, en patinage artistique, en théâtre physique et en danse contemporaine à certains éléments inspirés du butô, elle crée son propre langage : complexe, primal et très physique. Parmi ces oeuvres récentes : Inhabitation (2012, CanAsian International Dance Festival), Threshold (2011, MAI), Notes de chevet (2010, Festival Transatlantique), Manège de l’utérus hanté (2009, Tangente).
Tomomi Morimoto
Tomomi Morimoto
Dans Threshold, Tomomi Morimoto nous ouvre les portes de son monde où elle amalgame sa vision de la danse contemporaine à des éléments provenant d’arts traditionnels très physiques : le butô, un art de performance japonais, et le wushu, un art martial chinois. Accompagnés de Komodo, musicien de renom, les artistes repoussent les limites de leur monde et nous dévoilent ce qui se trouve par-delà le seuil : leur primitivité et leur intimité. Passionné, primal et très physique,Threshold révèle l’énergie humaine brute qui est à la base de tout et la possibilité qu’elle a de nous unir.
La première a eu lieu au MAI à Montréal en mars 2011. En 2012, un extrait de 35 minutes (sans artiste en art martial) a été présenté dans le cadre du Festival Vue sur la relève à Montréal et au Festival FIAAEQ au Mexique. (Deux versions disponibles : 35 min et 50 min.)