Le Centre culturel de l’Université de Sherbrooke privilégie dans sa programmation l’accueil de compagnies nationales et internationales de grande envergure. Grâce à l’infrastructure dont il dispose, le Centre culturel présente majoritairement des spectacles qui nécessitent des installations scéniques imposantes, souvent à grand déploiement. Cette orientation s’inscrit en complémentarité avec le Théâtre Centennial de Lennoxville dont la salle est également située à Sherbrooke.
Le Centre culturel entretient des liens étroits avec le diffuseur montréalais Danse Danse et profite de la venue à Montréal de spectacles étrangers pour en admettre au sein de sa programmation. Idéalement, à chaque saison, le Centre accueille une compagnie internationale, une ou deux compagnies québécoises et une compagnie hors du Québec.
Le nouveau Centre des arts de Baie-Comeau poursuit les orientations artistiques mises en place il y a 19 ans par le Théâtre de Baie-Comeau en diffusant des spectacles de danse de grande qualité en tenant compte de leur créativité, de leur originalité et des publics auxquels ils s'adressent. De plus, en sillonnant les sentiers moins fréquentés de la danse contemporaine, il souhaite s'affirmer comme un diffuseur qui navigue entre risque, audace et émotion.
Il est aussi impératif pour la direction artistique de se positionner sur l'échiquier québécois comme un diffuseur de danse majeur incontournable, tant sur la Côte-Nord que pour l'ensemble du territoire et d'agir en complémentarité avec des diffuseurs spécialisés et des compagnies de danse.
Les moyens pour traduire cette volonté sont l'accueil de résidences, le suivi des parcours de création et d'être proactif dans le développement des auditoires.
Finalement, la programmation se fait en tenant compte de la pluridisciplinarité en danse et en planifiant, si possible, sa proposition artistique annuelle selon les différents groupes d'âge.
Pour le développement de la danse, la maison de la culture de Trois-Rivières recherchait une fidélisation de sa clientèle par le choix de spectacles engageants et appréciés du public trifluvien. La sensibilisation à la discipline demeure un enjeu majeur et c’est pourquoi des actions spécifiques s’adressant à la sphère médiatique, au milieu scolaire et au grand public furent organisées par le passé et le seront dans le futur. Un développement parallèle à la programmation fut également mis de l’avant via des ateliers, performances et autres.
L’équipe de la maison de la culture participe assidument à Parcours Danse, à des rencontres de programmation, à la Rencontre d’automne du ROSEQ, à la bourse Rideau, en plus de se déplacer régulièrement à l’extérieur pour assister à des spectacles de danse. Ayant adopté le mandat du développement de la danse depuis peu, la Maison de la culture témoigne par ses initiatives et son implication d’un réel engagement envers la discipline.
Depuis 1999, la Salle de spectacle de Sept-Îles présente de la danse à son public et organise des activités de sensibilisation variées et originales. En 2005, elle reçut le Prix Initiative RIDEAU pour une semaine d’activités hors du commun organisée autour de la venue du spectacle Joe de la Fondation Jean-Pierre Perreault
Chaque année, les attentes de la communauté et le niveau de réceptivité sont au coeur des préoccupations de l’équipe. Son directeur général, David Laferrière, mise sur une programmation audacieuse mais toujours humaine et sensible, s’adressant à la famille comme au grand public. Son objectif est de permettre à la population, aux jeunes en particulier, de s’initier à la danse.
Étant le seul diffuseur à programmer de la danse dans la région des Basses-Laurentides, la directrice générale et artistique du Théâtre Lionel-Groulx, Manon Fortin, accorde une grande importance à la danse contemporaine. Tous les ans, un minimum de trois spectacles de danse est programmé dont au moins deux de danse contemporaine. Le Théâtre met la danse en valeur dans sa brochure de saison en lui offrant une place de choix et produit un dépliant spécifique à la danse, distribué entre autres dans les écoles de danse et les bibliothèques.
L’une des réussites du Théâtre Lionel-Groulx est qu’il travaille en étroite collaboration avec les écoles de danse et les écoles secondaires de son territoire.
La directrice générale et artistique de la Salle Pauline-Julien, Diane Perreault, démontre une grande volonté de contribuer au développement de la danse et de ses publics. Cette volonté se traduit par des actions comme l’accueil de compagnies en résidence, la programmation annuelle d’au moins quatre spectacles dont la majorité en danse contemporaine ainsi que le travail d’accompagnement et de médiation culturelle lié à chacun des spectacles. Elle s’efforce d’offrir des conditions de création, de production et de diffusion adéquates sans perdre de vue l’importance pour sa communauté de prendre part à la vie des artistes lors de leur venue à la salle. La directrice arrime ses efforts à ceux de ses collègues diffuseurs, provoquant des collaborations structurantes pour le milieu. La Salle Pauline-Julien ouvre également ses portes aux jeunes artistes de la relève et offre une place importante à la danse dans toutes les occasions de diffusion.
C’est en 2006 que la SPEC du Haut-Richelieu commence à prioriser la diffusion de la danse et de la musique classique au Théâtre des Deux Rives. Pour ce faire, une série du nom de Maestria fut créée. Présentée les dimanches, cette dernière propose au public un mélange de huit à dix spectacles par saison en musique et en danse. Avec la création de cette série, la SPEC du Haut-Richelieu fit le pari de stimuler les amateurs de musique à s’intéresser à la danse. Deux à trois spectacles de danse y sont insérés annuellement. Par ailleurs, un spectacle de danse est présenté régulièrement à l’intérieur de la série destinée au jeune public, L’Aventure T. Chaque école qui assiste à une représentation de L’Aventure T reçoit un cahier pédagogique destiné à préparer les jeunes à leur venue au théâtre et à leur faire découvrir les thèmes ou les éléments abordés dans la pièce. Dans la mesure du possible, la SPEC du Haut-Richelieu offre gratuitement des ateliers préparatoires aux écoles inscrites à la programmation scolaire en danse.
Pour la sélection des spectacles en danse, la SPEC cherche à offrir à sa clientèle des spectacles professionnels dans une pluralité de styles. C’est pourquoi elle a présenté jusqu’à présent des spectacles de ballet jazz, ballet théâtre, gumboots, tango, flamenco, danse théâtre, danse contemporaine, etc.
Spect’Art Rimouski offre une programmation en danse classique, moderne et jeune public. Cette programmation est conçue en concertation avec son voisin, le Théâtre du Bic, qui, en plus de son volet théâtre de création, diffuse quelques spectacles de danse contemporaine. Considérant les capacités scéniques et techniques de la nouvelle salle inaugurée en 2005, Spect’Art Rimouski propose un minimum de quatre spectacles de danse annuellement, souvent de grande envergure, et met en place bon nombre d’actions culturelles. De plus, Spect’Art offre des tarifs avantageux et des forfaits spéciaux en favorisant les adolescents et le public de 18 à 30 ans. Grâce à cette stratégie de mise en marché, le diffuseur constate depuis deux ans une nette augmentation de la fréquentation des jeunes aux spectacles.
Spect’Art entretient également des liens étroits avec les intervenants de son milieu. Des ateliers ou classes de maître sont souvent offerts aux élèves de l’École de danse Quatre Temps lors du passage de danseurs, chorégraphes ou compagnies dans la région. Son directeur général et artistique, Jacques Pineau, entend aussi développer une politique d’accueil d’artistes en résidence et ne néglige aucune occasion pour faire la découverte d’artistes de divers horizons.
Chaque année, le Théâtre Centennial accueille une grande diversité de chorégraphe intermédiaires en provenance du Québec, du Canada et de l’étranger. La directrice de la programmation, Luce Couture, souhaite favoriser la rencontre entre les artistes et leur public par l’accueil de résidences et par toute autre activité favorisant la transmission du point de vue de l’artiste. Véritable ambassadeur de la danse dans sa région, le Théâtre Centennial fait acte de présence exemplaire aux rencontres et événements tels CINARS, Parcours Danse, CanDance, etc, afin d’être aux premières loges de la création contemporaine en danse. Luce Couture établit sa programmation en complémentarité à celle du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke. Le choix des oeuvres tient également compte du potentiel de développement de public des spectacles et de leurs références à d’autres formes d’art.
Un travail de sensibilisation auprès des écoles et des jeunes de la région, la mise en place d’activités de développement et le contact privilégié avec la communauté de danse de la région font aussi partie des préoccupations du Théâtre Centennial.
En intégrant le développement de la danse au coeur de son mandat artistique, le Théâtre de la Ville désire offrir à la population du territoire des spectacles professionnels de qualité; développer au sein de la communauté la curiosité pour la danse et pour ses diverses approches artistiques en favorisant surtout, et de plus en plus, la danse contemporaine; offrir aux artistes des conditions favorables de création et de diffusion en mettant à leur disposition le soutien technique, le soutien logistique ainsi que des plateaux de travail adéquat; proposer au public une variété d’activités susceptibles de développer une meilleure compréhension et appréciation des oeuvres chorégraphiques; permettre aux jeunes spectateurs de découvrir cette discipline et de rencontrer les artistes qui la pratiquent.
Cette vision est soutenue par différentes actions : la programmation annuelle d’au moins trois spectacles de danse; l’accueil des créateurs en résidence; un important travail d’accompagnement et de développement de la discipline auprès de la communauté.
Les œuvres sont choisies pour ce qu’elles offrent de différent, de novateur dans l’esthétique et dans l’émotion. Souvent audacieuses, elles devraient marquer l’imaginaire du spectateur, l’habiter au-delà de la représentation. Mais une soirée de danse doit aussi être une soirée de plaisir. Certaines œuvres seront donc retenues pour ce qu’elles ajoutent de ludique. Chaque spectacle se doit d’être une rencontre avec l’art, un enrichissement humain. C’est cette même logique qui motive l’intérêt pour des productions venant de l’étranger. Des rencontres avec des esthétiques différentes, des aventures culturelles et humaines inusitées qui amènent le spectateur sur les routes de l’inattendu.
Chaque année, la programmation en danse du Théâtre du Bic permet de découvrir des esthétiques nouvelles, des créateurs nouveaux. En même temps, certains chorégraphes et certaines compagnies reviennent sur notre scène, de sorte qu’ils deviennent une référence pour l’amateur. Une place est également accordée aux jeunes chorégraphes.
Le Théâtre Hector-Charland offre à sa population un vaste éventail de créations touchant divers styles de danse. Il met à l’affiche, une fois par année, un projet de grande envergure afin d’attirer ensuite l’attention des spectateurs vers d’autres propositions. Il réserve aussi une place de choix à la danse à l’intérieur de son abondante programmation scolaire. Le Théâtre Hector-Charland accueille des compagnies de danse en résidence et se fait un devoir de développer des liens entre les artistes de cette discipline et la population.
Le directeur général et artistique, Claude de Grandpré, assiste au plus grand nombre possible de rencontres de programmation et d’échange ainsi qu’aux événements de CINARS, CAPACOA, ROSEQ, Parcours Danse et CanDance. Il s'implique également au sein du conseil d'administration de La danse sur les routes du Québec à titre de président depuis 2007.
Suite à la rénovation de la Salle en 2002, Valspec créait en 2003 sa première vraie série de spectacles de danse, Ce soir on danse. La saison 2008-2009 fut marquée par l’adhésion à La danse sur les routes du Québec et par l’embauche d’une agente de développement, également active au sein de la troupe de danse du Collège de Valleyfield. Ces deux initiatives constituèrent un important levier pour le développement de la danse dans la région.
Depuis 2006, la programmation danse compte un minimum de trois pièces pour adultes et une pièce jeune public, faisant une large place à la danse contemporaine. Après sept années de travail, le public de la région découvre et développe le goût de la danse au même rythme que l’organisme. Mieux outillé, ce dernier est en mesure de de convaincre la population à s’intéresser à la série danse.Valspec est l’un des rares diffuseurs à avoir plus de 700 abonnés pour la série de théâtre. C’est donc dire qu’un public a été développé et en même temps que le goût de la découverte artistique!
C’est sur ce modèle de développement que la discipline est approchée. Au cours des années qui viennent, Valspec compte séduire, convaincre le public et intéresser le plus grand nombre de spectateurs à la danse.