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Le personnage de même que l’univers global de la pièce prennent librement racine dans l’œuvre littéraire, théâtrale et cinématographique de Jean Genet (1910-1986). Sous les motifs du soliloque et de la fête secrète, on y découvre un phrasé, une théâtralité, qui initie des états de corps émotifs, des dynamiques, des gestes, ainsi que des intentions spatiales, temporelles et expressives que l’on voit se déployer en équilibre sur le fil d’un personnage ambigu. La scène y devient une chambre isolée, une cellule, un palais des miroirs, où le corps est renvoyé au jeu incessant qui le divise, le démultiplie entre masculinité et féminité, hostilité et séduction, gravité et badinage.
Mise à jour: 29 septembre 2009
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La création d’Arlequin de Cayenne est partie d’une exploration soutenue du temps dynamique et de l’espace, à travers laquelle ont été mis en relation la netteté des lignes dans le mouvement, les tensions spatiales entre le tronc et les membres, les différents rythmes et volumes corporels, ainsi que l’expressivité sous plusieurs formes. Un univers à la fois évocateur et onirique, fugace et persistant, se développe autant dans l’espace personnel, inhérent à la danseuse, que dans l’espace scénique où elle évolue. Arlequin de Cayenne est d’abord le nom d’un insecte appelé aussi acrocine. C’est en partant précisément des oppositions présentes chez les insectes telles la fragilité et la force, la vitesse et l’immobilité, le noir et l’éclat de la couleur, que Myriam Tremblay a créé un espace qui s’ouvre et se referme sans cesse; un espace où la marche anonyme du temps demeure toujours présente.
Mise à jour: 29 septembre 2009
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Cette chorégraphie met en scène une poupée de porcelaine qui évolue dans un univers enveloppant, où l’espace de la kinésphère s’ouvre et se referme sans cesse. Liée à un coffre-valise tout au long de la chorégraphie, la poupée progresse dans une sorte de « pas de deux » à la fois emprisonnant et rassurant, et tente de se libérer des liens qui l’unissent au coffre-valise, comme une mémoire, un héritage, un obstacle. Lorsque le public entre en salle, il voit un œil ouvert, celui de la poupée enfermée dans le coffre-valise. Pendant Les parois du regard, une vidéo est projetée en arrière-scène, au-dessus de la poupée de porcelaine. Cette vidéo met en rapport la trace de l’œuvre et son prolongement. En effet, l’enregistrement vidéo présente la performance telle qu’elle a déjà eu lieu, alors que la danseuse présente la performance telle qu’elle advient au moment présent. S’il est naturel d’envisager la vidéo comme un événement renouvelable à l’infini, elle prend ici la fonction de déclencheur ou du moins de prétexte à la performance en direct qui propose une série de variations. Ainsi, des liens étroits s’installent entre la danseuse sur scène et celle que l’on voit à l’écran, notamment par la performance en direct qui ponctue la vidéo, la précède ou encore la relance.
Mise à jour: 29 septembre 2009
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le lundi 15 mars 2010. Conception et mise à jour: DIM.