Spectacle disponible
1814 Av. De La Salle
Montréal (QC) H1V 2K2
+1/514-259-5897
Avis: Cette fiche est en processus de mise à jour.
La création d’Arlequin de Cayenne est partie d’une exploration soutenue du temps dynamique et de l’espace, à travers laquelle ont été mis en relation la netteté des lignes dans le mouvement, les tensions spatiales entre le tronc et les membres, les différents rythmes et volumes corporels, ainsi que l’expressivité sous plusieurs formes. Un univers à la fois évocateur et onirique, fugace et persistant, se développe autant dans l’espace personnel, inhérent à la danseuse, que dans l’espace scénique où elle évolue. Arlequin de Cayenne est d’abord le nom d’un insecte appelé aussi acrocine. C’est en partant précisément des oppositions présentes chez les insectes telles la fragilité et la force, la vitesse et l’immobilité, le noir et l’éclat de la couleur, que Myriam Tremblay a créé un espace qui s’ouvre et se referme sans cesse; un espace où la marche anonyme du temps demeure toujours présente.
Mise à jour: 25 janvier 2008
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1814 Av. De La Salle
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Le personnage ainsi que l’univers global de la chorégraphie prennent librement racine dans l’œuvre littéraire, théâtrale et cinématographique de Jean Genet (1910-1986). Quel est l’espace d’une image? d’un mot? d’une émotion? Comment faire naître l’espace et le mouvement d’un discours imaginaire? Comment vivre son corps à travers celui d’un autre, d’une autre? La chorégraphie commence à partir de l’espace du public, ou peut-être est-elle déjà commencée puisqu’une marche, quelque peu solennelle et évoquant la certitude et l’emprisonnement, ouvre l’espace scénique. Le personnage se stabilise. Un rythme commence, lentement; une petite danse s’ammorce, doucement, et… dégringole. La danse anarchique est brusquement arrêtée, le personnage sort de sa lutte déchaînée. Il est debout, face public, et un sourire naît sur son visage. Il s’agenouille, lentement, puis lève le regard. Le sourire se transforme en étonnement, en peur, en frayeur, la bouche s’entrouve; le tronc s’incline vers l’arrière, lentement, avec contrôle. La bouche est grande ouverte, mais aucun son ne sort. La tension est insuportable, tout lâche. Le combat est commencé. Le personnage est dans sa solitude, il est prisonnier de son espace corporel. Amour, passion, haine; désir, perversion, lutte; contrôle, séduction et fragilité de l’être; tout cela se mélange dans un espace intime, une gestuelle à la fois naïve et vraie, parfois douce, déchirante, subtile et grossière, rythmique et arythmique. Un espace dans lequel le personnage sait qu’il est regardé…
Mise à jour: 25 janvier 2008
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le lundi 15 décembre 2008. Conception et mise à jour: DIM.